On est arrivé à Hokkaido en plein hiver, pour notre troisième voyage au Japon. Autant dire que je pensais être prêt. Je connaissais déjà les trains à l’heure près, les konbinis en rentrant à l’hôtel, les ramens, les sushis, et le choc thermique en sortant d’un onsen. Mais cette fois, on a voulu autre chose : un road trip, au nord du nord, là où la neige ne fait pas semblant.
Comme toujours, n’hésitez pas à cliquer sur les photos pour les voir en grand, Regardez sur un écran d’ordinateur, pas sur un téléphone. Qui regardera et lira jusqu’au bout aura un bon point ! 😉
On récupère la voiture à l’aéroport, pas la petite kei-car que l’on croise tout le temps mais une Subaru.
On roule à gauche avec le volant à droite : conséquence: au lieu de mettre le clignotant, je mettais en route les essuie-glaces. Le moteur ronronne, chauffage, sièges chauffants, volant chauffant, “vive google map” et android auto et on prend la route vers Sapporo.
Le 1er petit dérapage me rappelle à l’ordre mais je m’habituerai à la conduite sur la glace, sur la neige fraiche ou fondue.
Retour sur le voyage Paris-Sapporo, presque 13h pour Paris Tokyo, le vol passant par le sud : Turquie .. Georgie…Kazakhstan .. Chine.. Tokyo, puis 2ème vol Tokyo Sapporo. départ sous la pluie de Paris, survole des alpes, La camera vers le bas de l’avion nous montre les chaines montagneuses de Georgie avant de rentrer dans la nuit, petit passage dans le cockpit du 777 accueilli sympathiquement par le Commandant de Bord, à l’aéroport de Tokyo, on croise Godzilla, et au final on atterrit à Chitose, à Hokkaido dans la neige . Début du Voyage Japonais
15 jours plus tard, fin de ce merveilleux voyage, 1700 km, 6100 photos, de nombreux souvenirs, une vraie déconnexion, alors allons y ….
Un mot sur Hokkaido : littéralement « chemin de la Mer du Nord » est la plus septentrionale des quatre îles principales de l'archipel japonais, et la deuxième par sa taille, à proximité de la Sibérie.
L'île est couverte à 71 % par des forêts de conifères et décidues. Elle compte 16 % de terres agricoles.
Hokkaido est connue pour ses étés frais et secs (en comparaison du reste du Japon, ce qui attire de nombreux touristes) et ses hivers rigoureux. La température moyenne en août est d'environ 22 °C, tandis que celle de janvier varie entre −12 °C et −4 °C, en fonction de l'altitude et de la latitude. Les tempêtes de neige, apportées par les vents en provenance de Sibérie, ne sont pas rares.
En hiver, la mer d'Okhotsk gèle en grande partie, ( on va le voir plus tard ) rendant la navigation impossible sur toute la côte Nord. Les pêcheries doivent cesser leur activité jusqu'au dégel.
Bien que l'industrie légère soit également représentée (en particulier la papeterie, le brassage de la bière et la production de nourriture), la plus grande part des emplois se trouve dans le secteur des services. Le tourisme est très important pour l'économie, en particulier pendant l'été, dont la fraîcheur attire les vacanciers (il fait très chaud dans le reste du Japon à cette période de l'année). En hiver, ce sont les stations de ski qui prennent le relais.
Les Jeux olympiques d'hiver de 1972 ont eu lieu à Sapporo. Souvenir perso : Je me levais à 4 h du matin pour les voir à la télévision.
SAPPORO Fondée au XIXᵉ siècle selon un plan urbain moderne (en damier, comme certaines villes américaines), Sapporo est assez jeune comparée aux anciennes capitales japonaises. Son centre est organisé autour du Parc Ōdōri, une grande avenue-parc qui coupe la ville en deux.
Chaque hiver, la ville devient célèbre grâce au festival de la neige de Sapporo, où d’énormes sculptures de glace et de neige transforment les rues en musée à ciel ouvert ❄️.
Ce n’est pas une ville qui séduit par sa beauté.
Les immeubles y sont souvent droits, gris, très stricts, alignés comme des blocs. Peu de fantaisie dans l’architecture : on sent une ville pensée pour être pratique avant d’être jolie. En hiver, la neige adoucit un peu ces formes dures, mais le reste de l’année, l’ambiance peut paraître froide et sérieuse.
Sapporo donne l’impression d’une ville fonctionnelle, presque administrative, où les bâtiments imposent une certaine rigidité. Ce n’est pas Kyoto avec ses temples ni Tokyo avec ses néons : ici, le décor est plus sobre, parfois même un peu triste.
On débute par parcourir les rues du centre, les trottoirs sont enneigés voir verglacés, ce qui est parfois “glissant”. On est dans la zone touristique, boutiques , de nombreux restaurants ..
Le Festival de la neige de Sapporo — souvent appelé Sapporo Snow Festival ou Yuki Matsuri (さっぽろ雪まつり) — est l’un des plus grands et plus célèbres événements d’hiver du Japon. Il se tient chaque début février.
Le festival a commencé en 1950 avec quelques sculptures faites par des étudiants locaux et est devenu, au fil des décennies, l’un des événements hivernaux les plus emblématiques du Japon, attirant plus de 2 millions de visiteurs chaque année. Le concours international de sculpture sur neige a vu le jour en 1974. Le festival expose environ 400 statues de neige et de glace.
Des soldats de la force terrestre d'autodéfense japonaise aident à la réalisation des plus grandes sculptures.
Le soir , on est allé voir les grands sculptures de neige, éclairées , avec parfois du mapping ( projection vidéo). Elles représentent souvent des héros de mangas. beaucoup, beaucoup de monde, la neige commence à tomber.. photographiquement, peu d ‘intérêt .
pas de moi
Le lendemain, par un grand soleil, à Susukino , ce sont les sculptures de glace, transparentes, pas si facile à photographier à cause de l’arrière plan de la rue.
On continue à se balader dans les rues de Sapporo
Passage par le marché aux poissons Nijo Market, et dégustation sur une “table” d’un crabe qu on a choisi sur l’étalage.
Une surprise pour Ghislaine, on prend la voiture de Sapporo et on file au sud en direction du Lac Toya, mais sur la route on s’arrête pour un Cours de Cuisine chez Ioan et Noriko.
Situé au sommet de la colline se trouve la cuisine, un espace intérieur de style rustique avec une cuisine professionnelle entièrement équipée.La lumière du matin filtre à travers les panneaux au niveau de murs, L’air est parfumé d’un mélange de dashi léger et de thé vert fraîchement infusé.
Noriko et Ioan nous accueille avec un jus de fruit rouge mélangé avec le vinaige d’Ume et de l’eau pétillante. belle découverte!
Ioan commence le cours par expliquer l’importance de la préparation — « mise en place » à la japonaise. Chaque ingrédient doit être pesé, lavé et coupé avec souci du détail. Ensuite, on aborde la découpe du poisson et des légumes. Elle présente le couteau yanagiba et enseigne l’angle de coupe pour obtenir des tranches nettes et lisses. Il rappelle les règles de base d’hygiène et de sécurité : maintenir le couteau propre, couper toujours loin des mains, utiliser une planche dédiée.
Entre deux préparations, Ioan explique quelques principes de la cuisine japonaise : l’équilibre des saveurs (umami, sucré, salé, acide), l’importance de la saisonnalité, et la présentation sobre qui met en valeur les ingrédients.
Légumes, feuilles de Shizo au gout inimitable, crabes, coquilles st jacques, viande de porc , dessert à la pomme constitueront notre déjeuner.
On coupe, on dissèque , on dispose, on crée nos plats.
Le cours se conclut par une dégustation conviviale.
En particulier avec une copie quasi parfaite de notre Tosca.
Nous avons poursuivi notre route vers l’hôtel au bord du lac Toya, on s’installe mais comme la nuit tombe tôt vers 17h30 , on va se ballader dans le village qui a peu d’intérêt.
Situé au sein de l'immense parc national de Shikotsu-Toya, le lac Toya offre un paysage somptueux à perte de vue.
Il s'agit de l'une des célèbres stations thermales d'Hokkaido.
Lors de nos premiers voyages au japon, on eu l’occasion de dormir dans des ryokans avec onsen, où tout est pensé pour le calme et l’intimité : tatamis, futons, bains chauds en pleine nature, et une atmosphère presque hors du temps. Tout est minimaliste, épuré, pensé pour le calme et la lenteur.
A Hokkaido, on retrouve exactement le même principe des sources chaudes… sauf qu’il est décliné à une toute autre échelle. Là-bas, ce sont souvent d’énormes hôtels qui intègrent des onsen, avec des dizaines de chambres, de vastes bains communs et une organisation beaucoup plus moderne.
C’est intéressant de voir comment une même tradition peut exister sous deux formes opposées : d’un côté, le ryokan intimiste et presque familial, et de l’autre, le grand complexe hôtelier, plus spectaculaire mais moins personnel.
pas de moi. , notre hôtel, le 3ème en partant de la gauche
Vue de notre chambre
Pas très loin, nous nous rendons à Noboribetsu qui est l’une de station thermale les plus populaires de Japon. La ville thermale est située dans le parc national de Shikotsu-Toya, du nom des deux lacs de caldéra qui s’y trouvent, le lac Toya et le lac Shikotsu.
Vers les entrailles de la terre où les fumerolles nous démontrent bien qu’on est surtout sur une “cocotte minute”. C’est la vallée de l’enfer , Jigokudani. On peut observer l’activité volcanique dans toute sa puissance, entre fumerolles aux odeurs de souffre et eau bouillonnante.
Notre hôtel “ryokan” au milieu de la station thermal était super, notre chambre , les bains et notre diner
Une chambre traditionnelle japonaise, appelée "washitsu", est généralement composée de plusieurs éléments caractéristiques :
1. Tatami : Le sol est recouvert de tatamis, des nattes de paille tressée. Fusuma : Ce sont des portes coulissantes en papier ou en bois qui séparent les différentes pièces ou sections de la maison. Shoji : Ce sont des fenêtres ou des paravents coulissants également faits de papier et de bois, permettant de laisser entrer la lumière tout en préservant l'intimité. Tokonoma : Une petite alcôve décorative où sont souvent exposés des objets d'art ou des calligraphies. Futon : Un matelas fin et un oreiller que l'on pose directement sur le sol pour dormir. Chabudai : Une table basse utilisée pour les repas et d'autres activités. Zabuton : Des coussins carrés sur lesquels on s'assoit pour s'asseoir autour de la table basse ou pour méditer.
Ces éléments contribuent à créer une atmosphère calme et harmonieuse, favorisant la détente et la contemplation.
Les onsen (bains de sources chaudes) font partie intégrante de cette expérience. L’eau naturellement chaude et riche en minéraux fume doucement, surtout quand il fait frais dehors. On s’y baigne en silence, après s’être soigneusement lavé, dans une ambiance presque méditative. Parfois, le bain est en plein air, entouré de rochers, de bois ou de végétation, ce qui donne l’impression de se fondre dans la nature.
Les repas, enfin, sont un vrai rituel. Ils prennent la forme d’un menu kaiseki : une succession de petits plats aussi beaux que bons. Poisson cru ou grillé, légumes de saison, riz, soupe miso, tofu, pickles… chaque élément est disposé avec soin, comme une œuvre d’art. Le dîner comme le petit-déjeuner sont copieux mais délicats, et mettent en valeur les produits locaux. Servez vous !
Dormir dans un ryokan avec onsen, c’est donc bien plus qu’un hébergement : c’est une immersion dans une certaine idée du confort à la japonaise, fondée sur la simplicité, l’harmonie et le respect des traditions de Japon. J’adore
Nous sommes le 5ème jour et le voyage a commencé tôt le matin pour rejoindre un des buts du voyage : Kushiro et les grues à couronne rouge.
La voiture avançait doucement sur une route presque entièrement recouverte de neige. Les pneus crissaient à chaque virage, et le volant vibrait légèrement sous mes mains, rappelant que l’hiver ici ne plaisante pas. Les bas-côtés formaient de hauts murs blancs, sculptés par les chutes de neige successives et les passages répétés des chasse-neige.
À mesure que je m’éloignais des villes, le paysage devenait plus sauvage. Des forêts de sapins chargées de givre bordaient la route, leurs branches lourdes dessinant des arches naturelles au-dessus de l’asphalte. Par endroits, la chaussée semblait disparaître sous une fine couche de poudreuse, rendant la conduite plus lente, presque méditative. Chaque kilomètre demandait attention et patience, mais offrait en échange un décor d’une beauté irréelle.
On faisait souvent des pauses. Impossible de résister à l’envie de m’arrêter pour prendre des photos. Le silence était total, seulement troublé par le vent et le moteur qui refroidissait. Les champs enneigés s’étendaient à perte de vue. Ces arrêts transformaient le trajet en véritable exploration, comme si la route elle-même était une destination.
Arrêt sur une aire de service, pour une petite pause .. je n’ai pu m’empêcher de prendre la photo des wc, tellement au milieu de nulle part, on trouve des toilettes à la japonaise dont la marque de référence est TOTO, d’une ultra propreté.
Sur le chemin de Kushiro, détour vers Otsu, la plage des “Joyaux de glace”. En hiver, la rivière Tokachi, qui coule près de ce village de pêcheurs, gèle sous les températures très froides de la région. La glace dérivant vers l’océan Pacifique est ensuite déposée par les vagues sur la plage d’Otsu. Les blocs polis s’y accumulent et finissent par se mêler au sable en fondant, créant ce mystérieux paysage glacé.
Mais ce jour là , peu de glaçons sur la plage, j’en ai trouvé 1 !
Les Tsunamis sont redoutés en cas de tremblement de terre dans les eaux plus ou moins proche de la cote, d’où des panneaux et des cartes avec les hauteurs d’eau qui pourraient recouvrir les terres et où se réfugier en cas de. ..
Arrivée à la nuit à Kushiro, on croise des photographes sur le pont de la ville, à l’évidence pour un but commun, les Tancho ou grues à couronne rouge.
Quatrième grande ville d’Hokkaido, Kushiro est le centre administratif de l’est, ainsi qu’une riche ville d’industries maritimes. Kushiro est aussi reconnue comme l’une des trois villes au monde pour avoir les plus beaux couchers de soleil rougeoyants, avec Bali et Manille, ce n’est pas rien !
Pour l’admirer, cela se passe sur les rives de la rivière Kushiro, près du port et du pont Nusamai, on l'on trouve des sculptures de jeunes filles représentant les quatre saisons.
Le soir, promenade dans le quartier Suehirosho, avec pas mal de petits restaurants, mais j’avais repéré sur internet avant de partir le restaurant ROBATA, on a eu de la chance de pouvoir y manger.
Robata, restaurant emblématique spécialisé dans le robatayaki, une technique locale de grillade lente au charbon de bois où poissons, fruits de mer et légumes sont cuits devant vous dans une ambiance conviviale autour du comptoir. Réputé pour son histoire de plusieurs décennies et sa mise en valeur des produits de mer fraîchement pêchés à Hokkaido, cet établissement offre une expérience culinaire authentique du Kushiro portuaire, avec un chef maîtrisant parfaitement la cuisson au feu de bois et un menu mettant en avant les saveurs locales.
À 4h du matin, Kushiro dort encore sous une lune pâle. Le réveil sonne comme une trahison, mais l’excitation chasse la fatigue : aujourd’hui, on part voir les red-crowned cranes. Dehors, l’air est coupant, presque cristallin. La voiture glisse sur des routes silencieuses, bordées de forêts sombres et de champs gelés. Le ciel commence à bleuir à peine, une promesse d’aube.
PS: on nous avait conseillé de venir très tôt, pour être bien placé pour les photographier; en fait, nous étions les seuls sur le parking, Ghislaine a glissé sur le verglas : coquard à l’oeil, et les photographes sont arrivés vers 8 heures !
On n’est pas tout seul
Un regret , la chute de neige s’est arrêtée avec l’arrivée des grues.
Arrivé au Tsurui-Ito Tancho Sanctuary, le monde semble suspendu. La brume flotte au ras du sol, et soudain, ils apparaissent : silhouettes blanches et noires, majestueuses, posées dans la vapeur de leur souffle. Le silence est presque religieux, seulement troublé par le cliquetis discret de l’appareil photo. Chaque battement d’ailes est un poème, chaque pas dans la neige une calligraphie vivante.
On oublie l’heure, le froid, le trajet. Il n’y a plus que la lumière naissante, les grues dansantes, et cette impression rare d’assister à quelque chose de précieux et fragile.
Ces oiseaux ont trouvé refuge dans ce petit village où plusieurs espaces alimentaires leur sont entièrement dédiés.
Des espaces alimentaires ? Oui, car avant les années 1920, les japonais et particulièrement les habitants de Hokkaido, pensaient que le tanchô avait totalement disparu du Japon. Cependant en 1924, à la surprise de tous, quelques individus ont été remarqués dans les plaines marécageuses de Tsurui. C'est alors que de nombreuses initiatives se sont mises en place afin de préserver et pérenniser l'espèce. En 1952, le tanchô et son habitat naturel sont désignés "Monuments Naturels Spéciaux".
Depuis, des associations comme la Wild Bird Society of Japan œuvrent pour la préservation de ce patrimoine naturel exceptionnel. Les sanctuaires des tanchô font ainsi office de terre nourricière. Ces espaces sont entretenus et des greniers sont remplis de grains, de sorte que les grues puissent trouver de la nourriture même en plein hiver, lorsque les températures descendent jusqu'à -20°C.
Vous aurez reconnu la grue comme logo de Japan Air Line
Les grues à couronne rouge font partie des espèces de grues les plus grandes et les plus lourdes. Elles mesurent entre 150 et 158 cm et pèsent entre 4,8 et 10,5 kg. Elles ont une envergure impressionnante de 220 à 250 cm. La caractéristique la plus distinctive de la grue est sa couronne de peau nue rouge vif sur le dessus de la tête, qui devient encore plus éclatante pendant la saison des amours.
La plus grande partie du corps de la grue à couronne rousse est recouverte de plumes d'un blanc pur, avec des ailes secondaires noires qui peuvent ressembler à une queue noire lorsque l'oiseau est debout. Les mâles ont les joues, la gorge et le cou noirs, tandis que les femelles ont une coloration gris perle dans ces zones. Le bec de la grue est vert olive à corne verdâtre, ses pattes sont ardoise à noir grisâtre et ses yeux ont un iris brun foncé.
Les grues à couronne rouge sont monogames et forment des couples à long terme. Elles se livrent à des parades nuptiales élaborées, se rapprochant rythmiquement les unes des autres, rejetant la tête en arrière et lançant à l'unisson un cri de flûte. Ce comportement dansant est censé montrer l'excitation et renforcer le lien du couple.
La reproduction a lieu généralement d'avril à mai, les couples établissant des territoires allant de 1 à 7 km² (0,39 à 2,70 mi²). Les nids sont construits par les deux sexes dans de petites clairières sur un sol humide ou dans des eaux peu profondes. Les femelles pondent généralement deux œufs, qui sont couvés par les deux parents pendant environ 30 jours. Les poussins restent au nid pendant les premières semaines et commencent à suivre leurs parents à la recherche de nourriture vers l'âge de trois mois. Ils s'envolent à environ 95 jours, mais restent avec leurs parents pendant environ neuf mois.
Ci dessous , une grue juvénile avec son cou beige.
combien de photos pour vous montrer la grâce de ces oiseaux ? j’en ai beaucoup, beaucoup, il faut hélas faire un tri …
Quittons les grues et poursuivons notre périple ..
Sur les routes enneigées d’Hokkaido, on s’arrêtait souvent sans vraiment savoir pourquoi, juste parce qu’un alignement d’arbres couverts de givre nous appelait. Le moteur refroidissait en silence pendant que l’air piquait les joues, et on sortait l’appareil photo comme un réflexe, pour capturer ces silhouettes blanches immobiles, figées dans une lumière laiteuse. C’était comme si chaque arbre avait sa propre histoire d’hiver à raconter, et nous, on prenait le temps de l’écouter.
Arrivée au Parc national d’Akan, connu pour ses trois splendides lacs, le parc national d’Akan situé dans la partie nord du Japon attire les amoureux de nature et de randonnée. Le lac Mashu est le plus apprécié des trois grâce à ses eaux claires, l'une des eaux les plus transparentes au monde et à la brume qui se dépose à sa surface. Situé dans la caldeira d’un volcan, il est considéré comme le plus beau lac du Japon.
Une mini mini mini randonnée sur la route coupée par la neige avec une jolie vue sur le lac. Entre les arbres, vous apercevrez une biche, la femelle du cerf Sika.
Le Cerf Sika également désigné sous le nom de Cerf du Japon originaire d’Asie de l’Est. Particulièrement répandus sur l’archipel japonais, notamment dans certaines zones touristiques de la ville de Nara.
Le Lac Akan est je dirais: très touristique en hiver, les hôtels immenses au bord du lac et une “invasion” de touristes, chinois en l’occurrence qui fait un lieu peu intéressant sur le moment, du skidoo sur le lac, du bruit dans les hauts parleurs, les multiples tentes pour pécher dans le lac mais heureusement notre Ryokan s’est avéré magnifique à l’écart de la station au bord du lac .
Déjeuner dans un petit restau pittoresque de Ramen
Vivement le Ryokan, au bord de la rivière.
vue de la fenêtre
J9 , sur la route pour Shiretoko mais on va s’arrêter au Kotan Onsen, après une longue route silencieuse entre forêts blanches et volcans endormis.
La vapeur de l’onsen montait dans l’air glacé comme un souffle vivant. Tout était calme, presque irréel. Un peu plus loin, au bord du lac Kussharo, le paysage nous a surpris : le lac était presque entièrement gelé… sauf quelques zones fumantes où l’eau chaude remontait à la surface. Et là, dans ces poches d’eau libre, des cygnes, la glace figée autour, la vapeur qui danse, et ces oiseaux paisibles, parfaitement à leur place.
A priori, les cygnes interpellaient l’œil des photographes mais , il ne faut pas manquer de regarder derrière ..
on the road again ..
J 10 , la péninsule de Shiretoko est située au nord-est de l'île de Hokkaido. Elle abrite un parc national reconnu pour son écosystème marin et forestier unique, classé au patrimoine mondial naturel de l'Unesco depuis 2005.
Dotée d'une terre volcanique et d'un environnement riche en eau, la péninsule de Shiretoko bénéficie d'une flore et d'une faune exceptionnelles. Le parc national Shiretoko protège la forêt primaire qui abrite ainsi de nombreuses espèces animales comme l'ours brun , le renard et le cerf . Le littoral de la mer d'Okhotsk permet par ailleurs l'observation de colonies de dauphins , de phoques ainsi que des oiseaux côtiers tels que l'aigle de mer , le cormoran ou encore le goéland.
Notre hôtel en haut sur la colline , une grande bâtisse mais prestations hors pair.
Pour nous, le temps nous était compté, on s’est cantonné à marcher sur ou dans la glace.
Et recherche d’aigles, dans les airs. On peut observer deux espèces de pygargue à Hokkaido : le pygargue de Steller et le pygargue à queue blanche. Ces larges aigles migrent depuis leurs sites de reproduction situés à l'Est de la Russie pour passer l'hiver au Japon. Une petite partie de la population de pygargue à queue blanche est résidente à Hokkaido.
le pygargue de Steller
le pygargue à queue blanche
On repart vers le centre d’Hokkaido, en longeant la mer gelée. On est face aux iles russes Kouriles
Le long des routes japonaises, les fermes apparaissent comme des scènes miniatures posées au bord du monde. Les champs agricoles, soigneusement alignés, sont parfois recouverts de larges bâches blanches qui brillent sous le soleil comme un tapis de neige éternelle. On dirait un hiver immobile, mais c’est en réalité la promesse des récoltes, protégées du froid et des insectes.
Les maisons, elles, ressemblent à des maquettes délicatement assemblées : toits sombres, murs clairs, petites fenêtres sages, parfois un pot de fleurs ou un vélo posé contre la façade. Tout est à taille humaine, presque fragile. Rien ne déborde, rien ne crie. Même les silos et les serres semblent chuchoter.
C’est un Japon discret, rural, presque secret — un Japon qui ne se montre pas dans les grandes villes, mais qui s’offre aux voyageurs attentifs, entre deux virages, comme une maquette grandeur nature du lien patient entre l’homme et la terre.
C’est un matin d’hiver froid à Hokkaido, aux alentours de Biei. En s’approchant du Blue Pond, la forêt était silencieuse, recouverte d’un manteau de neige blanche ; l’air était vif et cristallin. Pourtant, à mesure que l’on avançait, on comprenait vite que le pond hivernal avait perdu sa teinte turquoise si célèbre : la surface était gelée et en grande partie cachée sous une épaisse neige. Les eaux bleues vibrantes qu’on voit sur les photos touristiques en été n’étaient pas visibles, simplement parce que la neige et la glace recouvraient l’étang, et la lumière d’hiver atténuait les reflets — une scène presque monochrome, presque silencieuse
À quelques minutes en voiture du Blue Pond se trouve une autre merveille : la cascade de Shirahige . Ici, même en plein hiver, le spectacle est différent : l’eau ne gèle presque jamais complètement car elle est alimentée par des sources chaudes souterraines, ce qui signifie que le courant reste fluide et parfois prend une nuance bleue ou turquoise au milieu de la neige
Passage par Otaru, destination très touristique et un peu plus loin sur la cote :
En se trompant non seulement de village mais également de rue, vous finirez par vous retrouver bloqué au fond d’une impasse sinistre. Mais en tournant la tête à droite, une surprise : les jolis cailloux d’Ebisu et de Daikoku qui se baignent dans la Mer du Japon. Ces deux rochers – iwa – sont des shintai : à l’intérieur de ces entités physiques résident des êtres spirituels.
Tout à une fin, nous retournons à Sapporo, ( ouf le blog est presque fini pour les lecteurs ! ) . Ce qui nous a plus, en ce dernier jour, c’est les chutes de neige qui nous aura permis de finir notre reportage photographique à la nuit dans cette ambiance si sympathique .
Dernier jour, sur le chemin de l’aéroport , on va s’arrêter sur la colline de Bouddha.
Le cimetière de Makomanai Takino, là où se trouve le Bouddha, surprend déjà par sa superficie : il mesure plus de 180 hectares. Situé en pleine nature aux environs de la ville de Sapporo à Hokkaido, il offre une perspective unique et fort étrange. Ce sont d’abord des répliques de Moai, les célèbres statues de l'île de Pâques, avec leur énorme tête et leur corps enterré, qui ouvrent la route.
Entièrement autodidacte, Tadao Ando est l'un des plus grands architectes du XXᵉ siècle. Son travail aspire à créer des espaces de refuge, en alliant minimalisme des formes et intégration des éléments naturels comme l'eau, la végétation, la lumière… L'éminent architecte de l'île de Naoshima s'illustre dans de nombreuses créations à travers le monde, où la forme de ses bâtiments marquent les lieux dans lesquels ils se trouvent.
Le Bouddha Atama Daibutsu, de 13 mètres de haut et de plus de 1500 tonnes, est entouré d’une colline de champs de lavandes depuis 2016. Il design une colline de béton qui entoure la grande statue, en ajoutant plus de 150.000 plants de lavandes sur toute sa surface, évidemment recouvert de neige, en ce moment. Toutefois, il choisit de pas fermer complètement la colline, laissant dépasser le haut de la tête du Bouddha.
Au terme de cette page, vous aurez compris qu’on a adoré “Hokkaido in Winter”. On a vu plein de choses, on a raté plein de choses, c’est la logique d’un voyage de 15 jours sur une douzaine de spots. J’ai encore de nombreuses photos !!
On peut imaginer le contraste avec “Hokkaido in summer”.
En été, Hokkaido respire la douceur. Les champs de lavande ondulent sous le vent, les montagnes sont vertes et les lacs brillent sous le soleil. On marche sans manteau, on mange des glaces au lait frais, et la mer semble accueillante. L’île paraît large, ouverte, presque paisible.
En hiver, tout change. Hokkaido se referme dans le blanc. La neige tombe sans bruit, épaisse, et transforme les routes en rubans silencieux. Les forêts deviennent immobiles, les villes fument sous le froid, et le ciel semble plus proche de la terre. Là où l’été invite à voyager, l’hiver oblige à ralentir. On ne fuit plus la chaleur, on cherche la chaleur : celle des sources thermales, des soupes brûlantes, des lumières dans les maisons.
ATTENDEZ ÉVIDEMMENT LE BLOG DE GHISLAINE POUR UNE AUTRE APPROCHE , D AUTRES PHOTOS ….je mettrais le lien dès qu’il sera en ligne
Vous pouvez aussi voir la page de notre 2ème voyage au japon en 2020 : https://philofdrones.com/blog/japon2020
Vous savez pourquoi je n’ai pas perdu ma femme durant le voyage ?
